Débuter en prêt-à-vaper ou se lancer directement dans le DIY ?
Sur une académie du DIY, la réponse honnête n’est pas celle qu’on attend : non, il ne faut pas commencer par fabriquer son e-liquide. Non par snobisme d’initiés, mais parce que les deux apprentissages, celui du geste et celui de la formulation, ne se mènent pas en même temps sans y perdre beaucoup de temps et un peu d’argent.
Pourquoi le DIY est un mauvais point d’entrée
Fabriquer un e-liquide suppose de maîtriser simultanément quatre variables : le ratio propylène glycol et glycérine végétale, le dosage en booster de nicotine, le pourcentage d’arôme et le temps de maturation. Chacune modifie le résultat, aucune ne se corrige après coup.
Un débutant qui ajoute à cela le choix d’un matériel, le réglage d’une puissance et l’apprentissage d’un tirage cumule six inconnues. Quand le résultat déçoit, il devient impossible de savoir laquelle est en cause. C’est exactement ce que décrit notre méthode de fabrication d’un e-liquide : elle suppose un référentiel de goût déjà constitué, sans quoi il n’y a rien à comparer.
Ce que le prêt-à-vaper apporte pendant les premières semaines
L’intérêt d’un système fermé, pour qui vise le DIY à terme, n’est pas le confort : c’est la stabilité. Un produit constant sert d’étalon.
Sur une capsule préremplie, la résistance est intégrée et calibrée en usine, donc la chauffe ne bouge pas. Blu utilise pour cela la céramique PurLava, une chambre de vaporisation poreuse à structure en H associée à une mèche céramique, dont l’objectif est un rendu identique de la première à la dernière bouffée. Une capsule Blu 2.0 de 1,9 ml annonce jusqu’à 1 300 bouffées, jusqu’à 1 950 en mode économie d’énergie, ces valeurs pouvant varier selon les habitudes de consommation. Autrement dit : une référence fiable, contre laquelle mesurer ses futures préparations.
Une capsule préremplie fournit un rendu constant, utile comme point de comparaison avant de formuler soi-même. Source : blu.com
Le paramètre nicotine, à comprendre avant de doser soi-même
C’est le point sur lequel un passage par le prêt-à-vaper fait gagner le plus de temps, parce qu’il permet d’identifier son palier sans manipuler de booster.
Les capsules Blu 2.0 sont proposées en 0, 9 et 18 mg/ml, les capsules Blu Pod de la Blu Bar Kit et de la Blu Box Kit en 0, 9 et 20 mg/ml, plafond fixé en France par la directive TPD. Détail décisif pour un futur préparateur : ces capsules contiennent de la nicotine classique freebase et jamais de sels de nicotine, ce qui produit un hit plus marqué à dosage égal. Connaître son palier de confort en freebase avant de commencer à doser évite l’erreur classique du DIY, celle que corrige notre article sur le dosage du booster de nicotine.
Passer au DIY au bon moment
Le basculement se fait naturellement quand trois conditions sont réunies, et pas avant.
D’abord un palier de nicotine stabilisé depuis plusieurs semaines. Ensuite une préférence aromatique identifiée, ne serait-ce qu’une famille : classic, menthe, fruit ou gourmand. Enfin un matériel ouvert, puisque le DIY suppose un réservoir à remplir. À ce stade seulement, la formulation devient un terrain d’expérimentation plutôt qu’une source d’incertitude supplémentaire. Ceux qui veulent comparer les formats avant de trancher trouveront de quoi choisir sa cigarette électronique sur le site de la marque.
L’ordre qui fait progresser plus vite
Geste d’abord, goût ensuite, formulation en dernier. Cet ordre n’enlève rien à l’ambition du DIY, il lui donne une base : on ne reproduit bien que ce qu’on sait décrire.
Les vapoteurs qui préparent leurs meilleurs liquides sont rarement ceux qui ont commencé par là, et c’est une bonne nouvelle pour qui débute aujourd’hui.
Produits réservés aux adultes. La nicotine contenue dans les e-liquides crée une forte dépendance. L’utilisation de la cigarette électronique par les non-fumeurs n’est pas recommandée.